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[EVENT] Chambre à deux [Vanad]

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Mar 14 Fév - 19:43
  • Raymond Dexter
  • Vanad
Chambre à deux
C’était le 14 février. Le jour de la St-Valentin. Coïncidence ou non? Peu importait. Raymond avait décidé d’aller aux sources chaudes de l’île pour se délier les muscles. En fait, c’était un petit rituel qu’il avait commencé depuis quelques années. Chaque 14 février, l’homme à la carrure imposante allait aux sources pour se relaxer et penser à autre chose que le business, la famille et surtout, sa femme qui était loin de lui. Femme qu’il avait laissé dans une institue psychiatrique pour son propre bien et le bien de leur enfant qui était adulte maintenant. Une femme qu’il n’avait pas revue depuis de très nombreuses années et qui même s’il ne le disait pas ouvertement, lui manquait énormément. Toutes ses émotions, il les canalisait dans le dressage de ses hybrides de combat ou encore dans l’entraînement…surtout dans l’entraînement. Raymond n’avait que ça lorsqu’il ne travaillait pas. En fait, son propre rythme de vie était infernal, mais il s’en foutait. Cela lui permettait de ne pas penser au passé, à ses erreurs, à ses manquements en tant que parent. Cela lui permettait de rester focusé sur le présent, le maintenant.

C’était pourquoi le dresseur de combattants avait décidé encore une fois de délaisser la demeure familiale sur le bord de mer pour se rendre en voiture jusqu’aux sources chaudes. La route était sinueuse et assez longue pour s’y rendre. Alola était une grande île mine de rien. Il ne fallait pas se perdre dans les embranchements des petites routes de terre. Certaines fois, il y avait des bosses qui faisaient sauter le véhicule, mais rien de bien dangereux. Tout allait pour le mieux et puis, il était très tôt le matin. Sept heures pour être exacte. L’homme voulait être certain d’avoir une chambre pour lui tout seul. Enfin, comme d’habitude. Pourtant…

Dès qu’il arriva aux sources, l’hôte l’accueillit comme à l’accoutumé. C’était très traditionnaliste et un endroit très joli. Au Japon de ce que l’ancien militaire avait entendu parler, ils appelaient cela un Onsen. Lui, il appelait cela des sources thermales. Rien plus ni moins. L’homme aux cheveux blancs posa donc son regard sévère sur l’homme devant lui, très petit en comparaison de son mètre quatre-vingt-treize. Rien à voir avec son fils par exemple qui lui, faisait presque la même grandeur que le père. Il fit un hochement de tête au jeune homme et s’avança avec ses bagages, un simple sac en nylon contenant ses effets personnels. Il avait même laissé sa Jitte à la maison, sachant que ce n’était pas bien vu de se promener avec son arme blanche dans la région, surtout en public.

- Bonjour Monsieur, j’espère que vous allez bien en ce mardi ensoleillé. Comme d’habitude, je viens pour ma chambre en solitaire. L’avez-vous fait préparer?

Ses propos étaient rudes, mais au moins, il n’était pas sec, ni froid. Ancien militaire, il avait ce langage sérieux et ce ton grave qui ne laissait place à aucune hésitation. C’était blanc ou noir avec Raymond. Il n’y avait pas d’entre-deux. C’est pourquoi, il haussa un sourcil en voyant l’air embêté et gêné du jeune homme quand il lui parla de sa chambre.

- Monsieur Dexter…il y a eu un problème avec la distribution des chambres et des sources thermales et vous devrez partager votre chambre avec une autre personne. Nous sommes vraiment navré pour l’inconvénient, mais je suis certain que cela ne se reproduira plus à l’avenir et c’est pourquoi nous vous offrons l’une de nos sources d’eau thermale privée et ce gratuitement en dédommagement.

Raymond grognai, continuant de fixer le pauvre hôte de l’auberge et il finit par mettre son sac sur son épaule et hocher de la tête. Il n’allait pas faire de crise pour ça. Au moins, il espérait ne pas être dans une chambre avec l’un de ses homosexuels trop ouverts qui passerait son temps à le draguer ou le tripoter. Si c’était le cas, il allait juste le mettre à terre, l’attacher et le laisser crever de faim et de soif pour l’avoir embêté. Enfin…si c’était un hybride évidemment. Pour les humains, il allait juste lui dire clairement sa manière de penser. Lui, il était hétérosexuel, pas gay. Même si beaucoup d’hommes ne comprenaient pas comment il faisait pour rester aussi longtemps sur l’île sans craquer, l’ancien militaire ne bronchait pas et leur disait simplement que tout était dans la force de caractère et surtout la volonté.

- Ça va. Je vais la prendre quand même.

Il s’avança, puis tourna la tête vers le jeune homme.

- C’est toujours la même que d’habitude?

- Oui, monsieur Dexter, la chambre 207 et vous pourrez avoir un accès privé à la source numéro quatre, celle que l’on surnomme la source passionnelle. Votre colocataire de chambre aura le même accès que vous cependant, donc essayer d’être courtois l’un envers l’autre…s’il vous plait.

- Hm. Très bien. Merci pour tout.

Puis, il gagna la chambre 207, son sac en nylon sur l’épaule, sa tête touchant presque le plafond bas de l’établissement rustique. Ayant pour habitude d’avoir un lit double, lorsqu’il entra dans la pièce, il n’y vit qu’un lit. Cela ne l’alarma pas sur le coup, puis, Raymond chercha des yeux un deuxième lit, mais n’en trouva pas. Il grogna de nouveau, mais ne fit aucun commentaire. Allant simplement mettre son kimono, histoire te tenter de passer une agréable journée aux sources chaudes malgré ses légers pépins administratifs.
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Mer 15 Fév - 18:46
Péripéties en cascade
Featuring Raymond Dexter
C'était un jour comme les autres, à ce qu'il parait. A ce qu'il parait... La bonne blague. Tu ne savais pas vraiment ce qui était passé par la tête d'Ezzio de t'envoyer ici, mais tu avais cru comprendre que c'était juste pour le remplacer parce qu'il n'avait pas le temps "avec ces conneries". Un collègue qui lui avait offert un séjour pour qu'il se repose aux sources chaudes, ce genre de truc... Mais voilà, c'est pas vraiment ton truc non plus. Enfin, tu lui devais bien ça quand même, à ce bon vieux Ezzio qui t'avait sorti du pétrin déjà deux fois, si ce n'est pas plus au final, parce que bon, il te nourrit, te loge, te blanchit, et il empêche aussi que tu te fasses choper par les traqueurs, puisqu'officiellement, tu appartenais à un maître. Par contre, officieusement, ça ne t'empêchait pas de regarder les autres humains de manière dégouté.

Et cette manière allait sans doute être mise à rude épreuve, puisque tu allais te retrouver en compagnie d'autres humains...

Tu avais fait en sorte de camoufler tes attributs hybrides histoire de ne pas avoir de problèmes et tu t'étais dirigé vers la consigne avec le papier de la réservation, ignorant que le 14 février, selon la tradition, était aussi une période de haute fréquentation pour tous types de lieux romantiques. Aussi, le concierge s'excusa platement car il n'y avait plus de chambre individuelle de disponible et qu'il fallait donc partager la chambre avec quelqu'un. Tu haussais les épaules en regardant autour de toi, ne remarquant rien de bizarre parmi les clients qui entrait et opina du chef, n'ayant pas très envie de rentrer pour annoncer à Ezzio que tu n'avais pas pu accomplir sa "mission". Tu ne voulais pas le décevoir non plus, et puis ce lieu t'enivrait par son ambiance et les odeurs accueillantes.

Tu te retrouves donc dans la chambre, ignorant qui est ton colocataire, mais tu découvres que la chambre ne possède qu'un lit double, à ton horreur. Alors déjà, chez Ezzio, tu avais ton propre lit, tu ne supporterais pas de dormir avec quelqu'un d'autre. Donc, tu te disais que tu t'arrangerais avec ton colocataire pour prendre le canapé, ou alors dormir par terre, ce n'est pas comme si ça t'était si dérangeant, vu que tu avais passé quelques mois à dormir dans la rue... Tu soupires, un peu embêté par tout ça, mais tu espérais que tout se passerai bien, après tout, tous les humains n'étaient pas mauvais...

Bon, en attendant que ton mystérieux compagnon arrive, tu avais bien envie de faire trempette dans les sources, puisqu'après tout, tu étais venu pour ça, à la base. N'étant pas de type aquatique, tu n'étais pas friand d'eau non plus, mais de temps en temps, et puis la chaleur, tu te disais que ça te ferait le plus grand bien. Tu te déshabillas, enroula ta queue autour de tes reins pour qu'elle reste discrète, avant d'enfiler le kimono léger. En ce qui concernait tes oreilles, tu ne pouvais décemment pas garder ton bonnet, alors tu optas pour un camouflage capillaire, en ramenant tes mèches de devant dessus et attacher le tout en une courte queue de cheval. En y regardant de plus près, on voyait que tu étais un hybride, mais de loin, il n'y avait pas de risque.

Paré à y aller, tu pris la direction de la source 4, comme l'avait dit le maître d'hôtel bien indiquée par des panneaux, et tu retiras ton kimono, le pliant et le posant sur une pierre à tes côtés, avant de plonger, nu dans l'eau chaude naturelle. Tu fis évacuer un soupir de soulagement d'entre tes lèvres et apprécias le contact humide et tiède contre ta peau qui t'offrit une détente immédiate sur tes muscles. Tu restas là un moment, jusqu'à ce que tu perçoives des bruits de pas dans ta direction.

Ouvrant les yeux, tu te redressas pour accueillir ton colocataire avec un sourire accueillant - histoire de partir sur de bonnes bases, mais en le voyant, tu fis un mouvement de recul, blêmissant.

Tu n'avais surtout entendu que des rumeurs sur lui, mais les histoires étaient si terribles et réalistes que tu avais reconnu presque aussitôt cette aura englobant l'homme. Le tyran des pokémons, il avait été surnommé par certains de la boutique. D'autres étaient tellement traumatisés qu'ils adoptaient des positions d'autistes, alors que la seconde d'avant, ils étaient à peu près normaux, tout ça sous l'entente du nom : Raymond Dexter. Tu l'avais aperçu à une ou deux reprises pendant tes séjours à la boutique et à chaque fois, tu avais prié pour qu'il ne s'intéresse pas à toi, comme les autres d'ailleurs. Même un jour, tu avais croisé le regard fou d'un de ses pokémons domestiques et tu avais eu peur. Toi qui n'es pas resplendissant de courage, tu n'avais pas non plus peur pour rien, et là, tu te disais qu'il ne faudrait jamais croisé la route de ces individus...

Mais là, pas le choix, tu étais coincé, et il te fallait la jouer fine. Ca semblait mal barré car tu étais soudainement crispé, le teint pâle, tu essayais de te détendre et faire comme si de rien n'était, à maîtriser ta voix et ton corps, mais il en faudrait peu pour te faire craquer tant tu te mettais la pression.

Bonjour.

Même ton sourire était forcé, mais sur le coup, la découverte de l'identité de ton colocataire t'avait coupé toute envie de rester là et tu voulais juste prendre tes pieds à ton cou pour détaler comme un lapin. Mais tu avais cet espoir : peut-être que tout se passerait bien ? Et puis tu appartenais à quelqu'un, un policier en plus, donc il ne risquait pas de te faire du mal ! Tu espérais à fond. Tu es figé, à scruter chacun de ses mouvements, essayant d'anticiper pour contre-réagir, au cas où...

@Tic Tac Frey


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Jeu 16 Fév - 5:06
  • Raymond Dexter
  • Vanad
Chambre à deux
Aux premiers abords, son colocataire de chambré n’avait pas l’air présent, du moins dans la pièce. Rien ne lui laissait penser qu’il y avait déjà mis les pieds. Raymond ne savait même pas à quoi il pouvait bien ressembler. Était-ce un humain ou bien un hybride? Dans tous les cas, s’il devenait un tant soit peu trop collant, le colosse aurait tôt fait de lui faire comprendre qu’il n’était pas intéressé. Il ne venait pas pour du speed dating ou encore de la drague, mais pour passer du temps seul et réfléchir à sa vie et son passé. Il était là pour pouvoir essayer de ne plus penser au fait que sa femme lui manquait horriblement et qu’en ce jour des amoureux, il ne pouvait pas être auprès d’elle. Être aux sources thermales pour l’homme à la chevelure immaculée était un havre de paix que personne au monde ne pouvait lui soustraire. Si cela advenait que ce n’en soit le cas, une colère terrible et violence exploserait, c’était certain. Quiconque oserait l’empêcher de relaxer et de prendre du temps pour lui vivrait l’enfer et même, cela serait un mot trop doux pour réellement nommer ce que l’individu subirait de la part de l’ancien militaire. Même sans sa Jitte, Raymond pouvait faire d’innombrables dégâts autant physiques que psychologiques. Il savait comment et avait surtout énormément d’expérience dans le domaine.

Passant donc en revue tout ce qui se trouvait dans la pièce, l’homme d’un mètre quatre-vingt-treize se dirigea d’un pas lourd vers le lit et y déposa son sac nonchalamment. Il se dévêtit complètement et enfila son kimono de coton, l’attachant lâchement autour de sa taille. N’étant pas du genre pudique, l’ancien militaire n’avait pas peur de se mettre à nu une seule seconde. Avoir peur d’afficher ce que l’on était, était complètement stupide et infantile. La pudeur mettait une barrière psychique entre la survie et l’action, ce qui pouvait être fatal pour bien des gens. Avoir peur de se montrer c’était tout simplement ne pas avoir confiance en soi et s’occuper du jugement des autres à notre égard. Raymond, pour sa part, s’en foutait royalement. Il avait déjà vu des hommes nus, des femmes nues, de jeunes comme de vieilles personnes nues et pour le restant de sa vie, il en verrait encore et encore. C’était ainsi que le Dieu qui veillait sur cette Terre avait conçu tous et chacun et c’était ainsi qu’ils allaient tous finir par mourir. En était ce qu’ils étaient supposés être, des êtres humains…enfin si l’on parlait d’hybrides évidemment.

Se passant une main dans les cheveux et réajustant son kimono pour qu’il lui aille bien, Raymond sortit de son sac de nylon un paquet complet de cigare importé. Il en prit un, le coupa en son bout et l’alluma grâce à une allumette. Il n’y avait rien de mieux que d’allumer son cigare avec une bonne vieille allumette. Il ne faisait pas confiance aux briquets. C’était le genre de gadget qui finissait par lâcher lorsqu’on en avait le plus besoin. L’homme à la carrure imposante n’avait pas besoin de ça. Non, lui préférait pouvoir sentir l’odeur du craquement d’une allumette à la place de l’essence à briquet. Puis ensuite, venait l’odeur caractéristique de la fumée de son cigare d’importation, la marque qu’il affectionnait le plus. Une odeur qui piquait les narines, mais qui lui était fort confortable.

Par la suite, le dompteur d’hybrides de combat décida de se rendre à la source thermale qu’on lui avait assignée pour la journée. C’était encore le matin alors, il avait le temps. Ce n’était pas ce qui était le plus pressant mais de pouvoir délier ses muscles endoloris par tant d’entraînement et d’effort lui ferait le plus grand bien, c’était certain. C’est pourquoi de son pas lourd, mais rigide, il se dirigea vers la source d’eau chaude, s’arrêtant aux casiers pour y déposer son kimono, ne voulant pas le mouiller inutilement. Il n’en avait qu’un après tout. C’est aussi à ce moment-là qu’il remarqua que son colocataire d’infortune était déjà bel et bien arrivé. Ces effets personnels se trouvant dans une case adjacente à la sienne. Raymond fronça les sourcils, mais n’émit aucun commentaire, allant tout simplement vers la porte coulissante menant à l’eau bienfaitrice. Une légère serviette recouvrait la zone pubienne, histoire de n’incommoder personne au passage.

Ouvrant la porte, le colosse vit tout de suite à qui il avait à faire et fronça d’autant plus les sourcils en grognant. Il expira en même temps une foulée de fumée de son cigare, le faisant glisser de l’autre côté de ses lèvres, analysant la situation. L’autre sentait la peur à plein nez et ses réactions ne détrompaient pas. Le simple fait de le voir aussi crispé, mal à l’aise et à fixer les moindres de ses faits et gestes en disait long sur ce que l’autre individu pensait de lui. À n’en pas douter Raymond avait une réputation qui le précédait autant chez les humains que chez les hybrides. Pourtant, la manière qu’avait cette personne de le regarder commençait à l’agacer sérieusement et oh combien l’ancien militaire n’avait aucune patience. Laissant échapper un autre grognement réprobateur cette fois-ci, il s’approcha de la source et donc de l’homme aux cheveux rose et retira d’un coup sec sa serviette pour se glisser dans l’eau, lançant un regard perçant et sévère à l’autre homme qui lui avait parlé pour lui dire un simple bonjour très peu convaincant.

- Bonjour.

Il retira son cigare d’entre ses lèvres et laissa rouler la fumée dans sa bouche, contre son palais avant de la laisser s’envoler par ses narines et ses lèvres de nouveau entrouvertes. Ses yeux perçants ne quittaient pas une seule seconde l’autre individu avec qui il prenait le bain. Raymond se demanda s’il allait le faire fuir d’un simple regard. C’était à voir, évidemment.

- De ce que je peux voir, ma réputation me précède, hm. Si tu as si peur de moi que ça, c’est bien parce que tu dois être un hybride, je présume bien?

Les hybrides, il connaissait en ayant dressé des tonnes et à la pelle. Même si certains avec des caractéristiques très légères, leur manière d’être ne pouvait pas mentir. La peur qu’il lisait dans sa manière d’être ne pouvait pas le faire douter sur l’identité de la personne qui se trouvait en face de lui. C’était bel et bien un hybride avec qui il devrait passer la journée et même la nuit. Cela ne l’enchantait pas puisque Claw passait déjà son temps à prendre la presque totalité de son lit, mais cela n’était pas un très grand défi pour l’homme à la carrure imposante. Il saurait dealer avec cet hybride, qu’il le veuille ou non.

- Alors, comment as-tu bien pu atterrir ici dis-moi, hybride?
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Ven 17 Fév - 22:32
Péripéties en cascade
Featuring Raymond Dexter
Chaque mot tombait comme désagréable dans tes oreilles, comme un poison qui te glaçait le sang, bien qu'il s'agisse d'un simple "bonjour", il t'horrifiait de le voir s'adresser à toi, s'intéresser à toi, te regarder, alors que tu aurais préféré loin de là être hors de ses pensées. Pourtant, il ne se montrait aucunement menaçant intentionnellement et se montra presque agréable, bien que son physique avait du mal à discerner cette apparence "agréable". Sur la révélation de ta vraie nature - ça valait bien la peine de camoufler tes attributs - tu serras les lèvres et détournas le regard, ne pouvant ni affirmer, ni mentir, car tu sentais qu'il lisait en toi comme dans un livre. Aussi, avais-tu crainte de le regarder, au cas où il saurait lire dans tes yeux la profondeur de ta peur. Mais inutile, ton corps te trahissait et tes muscles ne se crispèrent que plus.

Par contre, une autre nature te trahissait, et c'était le rebelle en toi. Tout au fond de toi, même si la peur dominait à l'instant, une voix grondait ta haine de cet individu et de ces exploits envers tes congénères. Et l'appellation d'"hybride" le rappela à la surface, et tu lui répondit avec effronterie :

Je m'appelle Vanad, pas "hybride".

Tu t'en voulais déjà de ne pas avoir su retenir ces mots et tu faisais en sorte que la distance de sécurité reste la même entre vous, alors que tu continuais à le suivre du coin de l'oeil, s'installant dans le bassin, à son aise. Tu te mordais les lèvres et gardais le silence, jusqu'à le rompre de nouveau pour essayer de récupérer ta bêtise.

C'est mon maître qui m'a envoyé ici.

C'était la stricte vérité et tu l'affrontais même du regard cette fois, contrôlant mieux ton corps qui se dressa face à lui. Tu n'allais pas le laisser te détruire mentalement comme ça non plus. Tu étais un rebelle, et tu mourrais plutôt que de te soumettre à cet infâme humain. Tu n'allas pas plus loin dans les détails, pensant qu'il n'avait pas besoin de le savoir. De toute façon, rien ne t'obligeait à lui répondre, il n'était pas ton maître, et grâce à ton appartenance à un autre humain, il n'avait aucun droit sur toi. Et ça te rassurait quelque part, bien que tu redoutais la suite des évènements, maintenant. Si seulement tu pouvais retenir ton côté rebelle... Parce que tu n'avais pas envie de savoir si ce qu'on disait sur lui était réel ou bien amplifié...
@Tic Tac Frey
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Mar 21 Fév - 4:09
  • Raymond Dexter
  • Vanad
Chambre à deux
Et voilà que l’hybride sortait les crocs face à Raymond. Du moins, il semblait prendre son courage à deux mains pour oser lui répondre. C’était somme toute légitime. L’hybride devait avoir un nom comme n’importe lequel de ces créatures nées de la main de l’homme entre autres. C’est pourquoi l’ancien militaire le regarda sans broncher, sans même lui accorder le moindre intérêt, enfin…pour le moment. Le Mentali avait l’air assez fragile de loin, sa carrure ne ferait pas de lui un bon combattant. Peut-être un feinteur, un hybride d’esquive et de rapidité, mais sans pouvoir tester ses compétences et ses capacités, l’homme ne pouvait que déduire par la première impression. Dans un ring de combat, il ne ferait pas long feu.

Toujours en le regardant, le dresseur d’hybrides de combat extrême se mit à grogner, l’écoutant parler, tenter de bomber le torse pour montrer qu’il n’avait pas peur, encore une feinte. Quoi que disait le Mentali, il sentait la peur à plein nez. Raymond n’avait aucune idée de ce qu’on pouvait bien dire sur lui, vérité ou mensonge, peu lui importait. L’adage disait bien «Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en», non? C’était tout comme pour l’humain. De toute façon, ce qui se passait sous son entrepôt était gardé secret et rien n’en ressortait, Raymond s’en assurait lui-même. Sa source de profit par des rentes d’argent sous la table était bien sécurisée, il ne plaisantait pas avec ça. L’homme était très minutieux et savait comment faire taire les plus hésitants.

- Vanad, hm. C’est un nom assez inusité pour un hybride de ton espèce.

Il le toisa et se rapprocha de lui, voulant l’étudier de plus près par habitude. Aucune hostilité n’émanait de l’homme bien que sa carrure en elle-même fut imposante. Il ne cherchait pas à directement l’intimider, juste à l’observer. Tout en approchant, Raymond tira sur son cigare et fit de nouveau rouler la fumée contre son palais et sa langue avant de l’expirer en levant le visage vers le ciel pour ne pas envoyer sa fumée au visage de son compagnon de bain.

- Ton maître doit te faire confiance et t’aimé énormément pour t’offrir une journée aux sources thermales le jour de la St-Valentin. S’en est presque malsain. A-t-il ce genre de préférences ou n’est-ce qu’une récompense comme une autre pour son docile petit hybride?

Deux mètres à peine les séparaient l’un de l’autre et l’ancien militaire continuait de s’approcher de l’hybride. Il pouvait maintenant discerner certains traits caractéristiques aux Mentali quoique cela fut assez trouble dût à la vapeur un peu partout. Ses yeux perçants le scrutaient avec analyse et minutie, cherchant ses points forts tout comme ses points faibles, une habitude qu’il avait prise de jauger les hybrides qu’il rencontrait. Même s’il travaillait dans un milieu assez rustre et sombre, Raymond Dexter n’était pas homme à s’attaquer comme un fou furieux à chaque être qu’il rencontrait. Il avait de la retenue et un certain savoir-vivre. Aussi, il n’était pas stupide. L’hybride ayant un maître, il ne pouvait pas le toucher impunément sans en recueillir son lot de conséquences.

- Laisses-moi te regarder de plus prêt. Ne te caches pas sous de faux semblant et laisse libre cours à ta réelle nature. Tu es un hybride, pas un humain alors cesse de te prendre pour tel.
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Ven 24 Fév - 17:52
Péripéties en cascade
Featuring Raymond Dexter
Tu hausses les épaules sans répondre par rapport à ton prénom. Tu n'avais pas donné l'intégralité de ton prénom, parce que c'était inutile et aurait indiqué directement l'origine peu innovant de ton prénom, qui n'était rien d'autre qu'un élément chimique prenant une couleur lilas sous sa première forme oxydée ionique. Et encore, j'ai eu de la chance, on aurait pu m'appeler Hexaaquavanadium II, pour faire pompeux, mais bref. On se contente de Vanad. Ca va bien.

La distance de sécurité se rétrécissait, et tu faisais mine de reculer, mais fut rapidement bloqué dans le bassin, et à moins de sortir de-ci, tu aurais pu paraitre impoli et il n'aurait certainement pas apprécié, vu sa réputation.

Par contre, tu remarquas à ton tour quelques détails, qui te paraissait surprenant et qui te permit de te détendre : dans son regard que tu pouvais désormais mieux voir à cette distance, il n'y avait aucune animosité, plutôt de la curiosité, bien que le sentiment de supériorité l'empuantissait de la tête aux pieds. De plus, tu ignorais s'il en avait l'habitude, mais le fait qu'il dégage la fumée de son cigare ailleurs que sur ton visage, marquait comme un minimum de respect. Tu étais bien loin d'être son égal, mais manifestement, il ne t'écrasait pas comme un vulgaire moustique. Comme s'il reconnaissait ton existence. Bien que ses paroles semblaient dire autre chose, et ça te mit mal à l'aise de façon assez inattendue, car c'est comme s'il avait ciblé une vérité que tu ne soupçonnais pas toi-même. Tu rougis d'un coup et répondit promptement :

N-non ! Ca n'a rien à voir ! C'est juste que...

Etait-ce utile de justifier les choix de ton maitre ? Est-ce que tu en avais seulement le droit en vérité ? Quoi qu'il en soit, tu n'avais jamais perçu cette soirée ici, le jour de la saint Valentin, comme une récompense. Tu n'avais même pas imaginé qu'il te le demandait à toi par amour ou par confiance. Tu ne t'étais même pas posé la question, à vrai dire. Mais s'il l'avait fait pour ces raisons, ce ne serait certainement pas à toi qu'il l'aurait offert, mais plutôt à Vénus... Tu détournes le regard, comme soudainement saisi de jalousie, mais sans vouloir le montrer, tu essaies de te justifier tant bien que mal.

Je lui obéis, c'est tout. Et ça n'a rien à voir avec de l'amour. C'est pas moi son préféré.

Tu voulais vraiment le souligner, bien qu'inexorablement un pointe d'amertume se fit entendre sur tes derniers mots. Jusqu'à maintenant, ça t'avait juste paru normal que tu lui obéisses, sans te poser de questions, vu tous les services qu'il t'avait rendu, malgré ta rébellion. Mais Raymond mettait le doigt sur quelque chose d'essentiel et qui faisait naître en toi le doute et des sentiments négatifs.

Alors que tu pensais à toutes ces choses, il te surprit en se rapprochant davantage et tu sursautas lorsqu'il reprit la parole, trop près, et tu en rougis davantage comme s'il avait détecté toutes tes faiblesses d'un coup. Tu te sentais nu devant lui et ça ne te mettait pas du tout à l'aise. Tu te baissais instinctivement, le regardant d'en bas, essayant une nouvelle fois de te justifier, d'un air bougon :

Je... C'est... j'ai moins de problèmes... quand... je fais ça... C'est juste...

Tu te pinces les lèvres et fuis son regard ne pouvant plus fuir autrement. Tu ne voulais pas te justifier au fond, mais il exerçait un pouvoir sur toi, il t'intimidait. Tu étais au bord de la panique, toi qui n'aimais pas la proximité des humains, ou même des hybrides, tu te sentais défaillir face à cette caricature de la tyrannie hybride. Tu articules faiblement :

L-laissez-moi...

Peu convaincant, tout ça. Il t'avais sous son emprise et tu ne savais vraiment plus quoi faire. Non pas que tu étais prêt à te laisser faire pour quoi que ce soit, mais tu voulais juste que ça s'arrête, cette torture psychologique.

@Tic Tac Frey
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